20/05/2010

Liberté, j'écris ton nom (AS)

De retour d'un long voyage en Chine et encore dans les vaps, je me réjouis de retrouver la Sinclairie bien en forme et n'hésitant pas de s'occuper de ce "qui ne la regarde pas", car c'est bien cela la liberté pour les détracteurs de la démocratie, et la liberté de presse en particulier. On ne pourra rêver de construire un gouvernement mondial en fermant les yeux devant des injustices commises envers des citoyens de n'importe quel pays, qui sont avant tout des citoyens d'un même monde. BO, prix Nobel de la Paix, est LA personne qui a l'autorité morale pour édicter une loi américaine mais de portée mondiale pour prévenir les mauvais esprits de tout horizon qu'ils ne pourront pas continuer leurs méfaits sans être inquiétés. Cela est plutôt rassurant et il n'y a pas lieu de douter de son efficacité, garantie par la vigilance sincère de BO. Devant le vide juridique régnant, les USA sont le seul pays ayant les moyens et la volonté de ne pas laisser la majorité du monde dirigée par des ignorants qui sont les premiers ennemis de leurs propres citoyens. La fermeté de Reagan vis-à-vis de l'URSS a payé, même si d'autres présidents ont montré des faiblesses en la matière. BO n'est pas de ceux-là.
Lors de ma visite en Chine, agacé par la position pro-régime du guide local, je lui posais la question de savoir si la Chine se préoccupait de l'opinion mondiale dans sa gouvernance du pays, il m'a répondu net: NON. Cela a le mérite d'être clair. Ce dimanche auront lieu des élections "démocratiques" pour la deuxième fois en Éthiopie. Celles de 2005 ont été contestées par la communauté internationale (notamment par l'UE) et ont été imposées par la force, après un bain de sang. Espérons que cela se passera mieux cette fois bien que la crainte d'un remake de 2005 est omniprésente. L'Éthiopie, avec sa sœur l'Érythrée, fait partie des pays où les journalistes sont les plus menacés.

11:39 Écrit par attila dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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