08/01/2010

Séguin, ou un peu de la force du gaullisme qui s'en va (AS)

...Homme de haute stature, passant au fil du stress et des régimes de la taille L à XXL, Séguin avait une voix jupitérienne, de longs rires silencieux, une culture fine portée sur l'histoire, le cinéma, le sport, un style chantourné, ne reculant devant aucun subjectif.
En atteste cette phrase de ses mémoires "Itinéraire de la France d'en bas, d'en haut et d'ailleurs" (Seuil) : "j'aurais pu me demander à la longue si je n'eusse pas mieux fait de m'abstenir d'entrer en politique".
Dans son bureau de l'Hôtel de Ville de Paris trônaient des maillots de footballeur, ce sport étant une de ses passions. Publié en décembre, un des derniers rapports de la Cour des comptes préconisait la privatisation des stades.
Ce "gaulliste d'une espèce un peu particulière" expliquait avoir choisi le général parce qu'il prenait à la gauche et à la droite ce qu'elles avaient "de meilleur".
Ce qui lui permettait de dépasser ses propres contradictions : origines modestes, pied-noir - né le 21 avril 1943 à Tunis -, orphelin dont le père, héros, est mort quand il avait un an. Mais aussi participant d'une "tradition où le drapeau comptait, où l'on savait ce que nation voulait dire"... extrait du Nouvelobs du 7/01/10
Anne, votre hommage à Philippe Séguin est superbe. PS (car social), homme flamboyant, avait pris le meilleur du gaullisme càd le rebelle, le paradoxal. Il me fait penser à Philippe Noiret car plus acteur que politique. S'il n'était parti trop tôt, il aurait pu présider le Conseil Constitutionnel  et nous éclairer sur ce que "nation" et "identité nationale" veulent dire de nos jours ...

10:31 Écrit par attila dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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