21/12/2009

Yes, they (partly) did it !!! (AS)

Yes, they did it 60 to 39 !!

http://www.jacquielawson.com/viewcard.asp?code=ER13610552

Voici, à mon avis, un jugement équilibré sur la conférence de Copenhague:
http://moscovici.typepad.fr/blognational/
Il faut ajouter à cela un fait essentiel en politique: un politicien ne peut pas faire fi des échéances nationales (électorales, votes au parlement, etc) lorsqu'il intervient dans un débat international. Sinon il risque de payer cher et doit se retenir malgré lui et c'est dommage. Ainsi BO, au moment où le Sénat était sur le point de voter en faveur du projet Health Care, n'allait certainement pas se mettre cette autorité sur le dos en acceptant des contraintes qui lui viennent d'ailleurs. Donc tant pis pour la planète et nous avec ...

Voici une citation que j'adore et qui sied bien au Potus :

''Hâtez-vous lentement; et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage:...etc.'' Nicolas Boileau

Voici un plus grand extrait de ce poème magnifique:

  

Il est certains esprits dont les sombres pensées

Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;

Le jour de la raison ne le saurait percer.

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,

L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément.

 

Surtout qu'en vos écrits la langue révérée

Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée.

En vain, vous me frappez d'un son mélodieux,

Si le terme est impropre ou le tour vicieux :

Mon esprit n'admet point un pompeux barbarisme,

Ni d'un vers ampoulé l'orgueilleux solécisme.

Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin

Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.

 

Travaillez à loisir, quelque ordre qui vous presse,

Et ne vous piquez point d'une folle vitesse :

Un style si rapide, et qui court en rimant,

Marque moins trop d'esprit que peu de jugement.

J'aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène,

Dans un pré plein de fleurs lentement se promène,

Qu'un torrent débordé qui, d'un cours orageux,

Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux.

 

Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :

Polissez-le sans cesse et le repolissez ;

Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. [...]

 

(Chant I)

 

 

Nicolas Boileau (1636-1711)

11:04 Écrit par attila dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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