11/12/2009

Un sacré bon discours (AS)

Nous avons donc trois Charlotte pour le prix d'une sur ce site, à moins que ce ne soit la même Charlotte divisée en trois. Sont-elles les trois grâces hollandaises ... nu(es)? Labyrinthe, labyrinthe ...
http://www.nu.nl/

 

AS: Il y a Charlotte et Charlotte Goulmy, attention aux labyrinthes du net:
http://ouenja.blogspirit.com/
http://profile.typepad.com/6p01116894aec1970c
Quant à Jog: quel cul t'as vient de Calcutta, la Cité de la Joie si célèbre et dont vous décrivez la fille au pantalon de plage vert et violet ... que dis-je: jamais le dimanche !
Bon dimanche quand même à tous, cela comprend évidemment toutes même si le masculin l'emporte dans ce cas (pour l'instant?)!

Bonjour Anne, bonjour la Sinclairie (qui m’a tellement manquée!)

Après ces énièmes vacances qui n’arrêtaient pas de se prolonger, je viens de finir mes devoirs en remontant le fil de ces mille et une « palabres » (comme on dit là-bas) qui ont poursuivi leur bonhomme de chemin grâce à la diligence de la maîtresse de céans, bon pied et incontestablement très bon œil !

Oslo, donc. Un discours dans la pure tradition de l’excellence dont le POTUS a fait sa marque, il n’y a rien à ajouter là-dessus après ce que j’ai pu lire ici. Reste que personnellement et au risque de relancer un débat qui a perdu de son acuité - même si les vagues ont réapparues un peu partout après le passage du lauréat à Oslo -, ce prix me laisse toujours comme une sorte d’incompréhension. Et ajouter que je ne suis pas le seul n'aurait, aujourd'hui, rien d'un scoop. Se comparant à d’illustres lauréats l’ayant précédé dans ce même salon de l’Hôtel de ville d’Oslo, l’intéressé avoue humblement et Anne de le rappeler, que « my accomplishment are slight ». Il aurait pu dire : « Vous êtes bien gentils messieurs et mesdames les vétérans de la politique, mais il n’y avait vraiment pas (encore) de quoi fouetter un éléphant » (allusion au GOP).

C’est l’idée même du pari sans précédent fait par le jury et que rappelle Attila, celui de récompenser une personnalité « pour l'espoir suscité et non pour des actes concrets » qui, dès l’annonce du prix, a dérangé l’Obamaphile en moi. Non pas que je doute que l’homme ne croie en ses propres idées exprimées et assumées avec une hauteur et une audace politiques rares, de Chicago à Strasbourg en passant par Le Caire et New-York, loin s’en faut. Mais parce que d’une part, il n’avait pas nécessairement besoin de ce prix (pour lequel le Comité Nobel et lui-même se sentent bien obligés de « se justifier », tout un signe…) pour continuer sur le chemin qu’il s’est tracé. D'autre part, parce que je ne doute pas un seul instant que sur la liste des nominés en 2009 figuraient bien d’autres gens, moins connus, dont les actes posés auraient mérité cette reconnaissance mondialement valorisée. Certains parmi eux bravent injustices et humiliations dans les pires des conditions sans qu’aucun média important du Nord ne leur jette le moindre éclairage. Je n'en citerai aucun (vous en connaissez probablement quelques uns, des noms ont circulés ici et là), mais le fait de savoir que la consécration prématurée d’Obama, nullement dictée par l’urgence, aura contribué à leur priver d’une formidable tribune dont le POTUS dispose déjà amplement par la seule évocation de son nom et de son titre, m’empêche de joindre ma petite voix aux vivats qui ont ponctué ce prix. Ce qui ne m’empêche a contrario ni de l’encourager à travailler pour « le mériter » comme disent ses contempteurs ni de souhaiter de tout cœur que « sa » guerre contre les talibans Afghans (puisque nul ne parle plus d’Al Quaeda au pays du très corrompu Karzaï) ne laisse pas ce pays dans un état pire que celui dans lequel les premiers GI's l’ont trouvé en 2001. Puisque les dés en sont jetés et que l’histoire ne se refera pas.

===
Je présente d'avance mes excuses à ceux qui, non sans raison, me reprocheront de ne pas assumer mon absence en rouvrant une "polémique" à laquelle, en son temps, vous aviez consacré temps, espace et surtout arguments. Sur ce, bon week-end !

 

On tient un scoop de prime importance: Barack Obama ne marche pas sur l'eau
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resu...

AS: à 5:59 càd minuit moins une à DC, on ne sait plus quel jour on est: hier c'était jeudi et non mardi, juste un clin d'oeil.
Oui c'était une leçon d'humilité, très émouvante car très profonde dans sa signification. Car en fait, pour la première fois je crois, le comité du Prix Nobel de la Paix, composé de quatre femmes et d'un homme il faut le dire, a donné cette prestigieuse récompense pour l'espoir suscité et non pour des actes concrets. C'est donc un pari sur le futur. C'est un vrai commandement émis par une autorité reconnue. Il s'agit donc d'exécuter ces promesses généreuses et potentiellement salvatrices de l'humanité portée au bord du gouffre par des incompétences accumulées, surtout, depuis un siècle, càd depuis que les Prix Nobel furent créés. Que leur créateur Alfred Nobel fut le découvreur de la dynamite est tout un symbole. Paradoxe, paradoxe ...

http://video.aol.fr/video-detail/excerpt-obamas-nobel-peace-prize-speech/3532114427/?icid=VIDURV04

 

 

10:45 Écrit par attila dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.