21/04/2009

L'urgence portuaire

Ayant un peu fantasmé il y a (déjà!) environ deux ans lors de la crise de l'"orange bleue" belge en proposant l'invitation de la France à la Wallonie de la rejoindre pour ainsi fortifier la capacité portuaire du Nord Pas-de-Calais, en reliant notamment Boulogne-sur-Mer à Charleroi et Bruxelles, ou/et Liège et ainsi faire contre-poids à l'agression flamande, la mise sur le tapis de ce sujet brulant par JA me réjouit.

Il me semble évident que la solution du problème, si problème il y a, est tout d'abord politique. Car, la faisabilité de projets portuaires en France (tout comme en Italie, Grèce, Espagne, Portugal, Danemark, et plus tard en Russie) peut être résolue géographiquement ou physiquement, économiquement, écologiquement, etc. Le problème est de savoir si, politiquement, chacun de ces pays est capable d'arriver à un consensus sur de tels projets pharaoniques, d'abord chez soi et puis avec la mise sur pied d'une Europe Unie. Laissera-t-on des pays membres (ou membre potentiel pour la Russie) se faire concurrence sur la place publique?

La France a raté le coche depuis que François 1er s'est plus intéressé par les arts de la Renaissance que par la conquête de l'Amérique en renforçant sa force navale. Napoléon 1er aurait pu corriger le tir après son coup génial de la création de la plus grande base maritime de l'époque à Boulogne-sur-Mer, au nez et à la barbe des anglais. Donc, rattrapper Rotterdam maintenant semble une entreprise hors de portée et vouée à l'échec.

Cependant, tout espoir n'est pas perdu. Pierre-Le-Grand a prouvé que si l'on veut, on peut en créant Saint-Petersbourg sur les marrécages. D'ailleurs, un slogant électoral dit "Ce que veut l'Europe, elle le peut". L'homme volontaire peut forcer le destin. Un avantage de Marseille sur Rotterdam crève les yeux: elle se trouve sur le chemin des porte-containers. Donc, logiquement, il serait plus économique de raccourcir le trajet des bateuax chinois et autres en leur évitant qq trois mille kms de route inutile. Pourra-t-on trouver une solution attrayante à l'acheminement des cargaison jusqu'à leurs destinataires européens, allemands surtout? That is the question. L'autre question étant: et Londres dans tout cela? On ne nait pas capitale économique du monde, on le devient.

12:03 Écrit par attila dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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