24/02/2009

Une histoire washingtonnienne

Cogitations:
"En privilégiant le désir de liberté individuelle sur toute autre valeur, nous allons vers un monde où les Etats, pourtant si précaires, auront seuls la responsabilité de la protection de la définition du beau, que le marché remettra sans cesse en cause ; même si elle reste la seule définition universelle du vrai. " voir le site de Jacques Attali

"Il existe une idéologie très puissante dans notre monde: c'est l'idéologie de l'individu et de l'autorégulation. Il en existe deux versions: la version "marché" et la version "droits de l'homme". Mais dans les deux cas, c'est l'individualisme comme valeur suprême. Et si l'individu est la valeur suprême, il n'y a qu'une manière de faire fonctionner la société, c'est par des mécanismes de type autorégulateurs. Donc, c'est la société de marché, dont le miracle est qu'elle n'a pas besoin de grands discours." Le philosophe politique Marcel Gauchet.

"La crise financière mondiale, devenue économique, basculerait alors dans une crise sociale et politique majeure; des centaines de millions de gens seraient menacés de chômage; le régime politique critiqué, rejeté comme incapable de maîtriser le "golem" des marchés qu'il aura contribué à créer. Toute l'idéologie de nos sociétés individualistes et déloyales serait remise en cause. Et la démocratie avec elle." JA dans "La crise, et après ?"

"Nous vivons la fin de l'utopie de l'art, c'est-à-dire la fin d'une croyance dans les pouvoirs de critique, de transfiguration et surtout de communication de l'art. Quand la culture devient un monde séparé destiné au loisir, quand les valeurs de la démocratie remettent en cause la déférence forcée du public pour les goûts de l'élite, quand il ne peut plus y avoir ni prophètes ni mages, il reste la comédie de l'avant-gardisme de l'Etat s'efforçant en vain de produire administrativement du sens." Yves Michaud "La crise de l'Art contemporain"

Artistes anonymes égyptiens, africains, aztèques, mayas, incas, khmers, chinois, indiens, etc ... si vous saviez que vos chefs-d'œuvre finiraient un jour leur parcours dans des mains de collectionneurs privés et fortunés ...
Idem pour la musique et ses interprètes, etc ...
Qui connait vraiment la valeur de la culture ?

 

http://www.youtube.com/watch?v=hnOPu0_YWhw

Ouf ! Enfin on peut écouter les choix de notre hôte sur Radio Classique, pas dans le métro de Washington DC, mais bien assis devant son PC, en écrivant à AS ...
http://blog.radioclassique.fr/olivierbellamy/

Vraiment vous êtes formidable, vs blogueurs avec vos liens. Merci beaucoup donc à Robert et Attila pour vos contributions.

C'est complètement étonnant, ce jeune qui joue et tout ce monde qui courre à ses obligations... ça laisse vraiment songeur, je ne vois pas grand chose à rajouter.

Quant à Attila : c'est un réel cadeau.
Ecouter Yves Nat dans cette 17ème .... c'est bien rare sur les antennes. Je l'ai travaillée et je puis vous dire que n'est pas Yves Nat qui veut ... Lire Beethoven est une chance, car on découvre l'architecture, l'armature de l'oeuvre, j'oserais dire son essence, on mesure le génie. Je pense quand même que le meilleur dans l'exercice reste Brendel dont je dis qu'il a "re-créé" l'oeuvre : j'en ai fait l'expérience technique avec le dernier mouvement de la "clair de lune" à l'écoute avec la partition dans la main ; je me suis dit : "si seulement Beethoven lui-même pouvait écouter cela". Il a redessiné des phrasés que je ne soupçonnais pas et que je n'avais jamais entendu.
Je parle rarement musique sur ce blog car, 1, je ne souhaite pas me mettre en valeur, je déteste ça, mais là, pouvais-je faire autrement ? et 2, je ne travaille plus le piano aujourd'hui. Ce qui me permet de bloguer, car je vs le dis, quand on travaille de telles oeuvres, le temps pour le reste est compté. Mon jeu n'était pas complètement nul car il m'est arrivé à plusieurs reprises de jouer et de trouver mon auditeur -trice- en larmes. C'était dans Liszt, Schubert et Janacek.
Complètement d'accord pour les périodes. Adolescente, je trouvais Mozart d'un banal, d'une facilité !! Je préférais Chopin. Avec le temps, quand j'y repense, cela me fait sourire car j'ai eu l'occasion de comprendre par la suite que Mozart n'est facile qu'à écouter ...

A +
Françoise

13:15 Écrit par attila dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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