24/02/2009

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"En privilégiant le désir de liberté individuelle sur toute autre valeur,  nous allons  vers un monde où les Etats, pourtant si précaires,  auront seuls la responsabilité de la protection de la définition  du beau, que le marché remettra sans cesse en cause ;  même si elle reste  la seule définition universelle du vrai. " JA    

Comme dit le philosophe politique Marcel Gauchet: "Il existe une idéologie très puissante dans notre monde: c'est l'idéologie de l'individu et de l'autorégulation. Il en existe deux versions: la version "marché" et la version "droits de l'homme". Mais dans les deux cas, c'est l'individualisme comme valeur suprême. Et si l'individu est la valeur suprême, il n'y a qu'une manière de faire fonctionner la société, c'est par des mécanismes de type autorégulateurs. Donc, c'est la société de marché, dont le miracle est qu'elle n'a pas besoin de grands discours." (Journal "Le Soir" du 22-23/11/08)

"La crise financière mondiale, devenue économique, basculerait alors dans une crise sociale et politique majeure; des centaines de millions de gens seraient menacés de chômage; le régime politique critiqué, rejeté comme incapable de maîtriser le "golem" des marchés qu'il aura contribué à  créer. Toute l'idéologie de nos sociétés individualistes et déloyales serait remise en cause. Et la démocratie avec elle." JA dans "La crise, et après ?"

10:13 Écrit par attila dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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