06/08/2008

Après Doha

Le glas a sonné pour l'Europe et les EUA. L'Inde et la Chine, après avoir sorti les griffes à Genève, reprendront le relais, car eux au moins comprennent la détresse du tiers monde et ne sont pas tenus par des échéances électorales bêtes et méchantes. Déjà l'Afrique est entre les mains de la Chine qui a tous les moyens pour rentabiliser l'agriculture africaine.
L'égoïsme des occidentaux les mènent là où ils sont càd des outsiders de la solidarité mondiale. Il n'y a pas de quoi être fier.

Problème au webmaster: double renvoie au site

Echéc de la Conférence de l'OMC de Genève:

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69550

La crise des subprimes et des autres qui vont suivre est avant tout dûe à l'égoïsme, au mercantilisme du marché, au manque de fraternité entre humains qui veulent s'enrichir en appauvrissant encore plus les plus pauvres. C'est aussi le cas pour la gestion des problèmes agricoles, essentiels à la survie de la majorité de nos frères et soeurs sur cette terre unique.
En cette veille des JO de Pékin, je suis tenté de citer un personnage plus légendaire que réel (comme Lao Tseu, Bouddha, etc):
Après un combat aux Jeux Olympiques, Esope va à l'encontre des deux lutteurs finalistes et demande: lequel de vous deux est le plus fort? Le premier se presse et lui répond: moi, parce que j'ai gagné! Alors Esope lui rétorque aussi vite: mais qu'est-ce qu'il y a à être fier de vaincre un plus faible que soi?

Je partage l'inquiétude de Juan le Cyrano à propos de la doctrine sur l'efficacité de notre hôte au détriment des sentiments, de la générosité, notamment dans ses désaccords avec Nicolas Hulot sur les alertes environnementales. Les résultats sur le terrain finiront par lui donner tort, je le crains.
Cela est encore plus vrai vis-à-vis de l'agriculture et des agriculteurs qui, surtout dans les pays en développement, se fichent pas mal d'efficacité et tiennent surtout à faire survivre leur famille au jour le jour.
Quant à départager entre générosité et efficacité ou entre Attila et Attali, j'en appelle à ... Adriana Karembeu qui, après son séjour de deux semaines chez les amharas d'Ethiopie, est probablement la personne la mieux placée pour juger de la pertinence. Si elle accepte, je promets de l'amener à Bergerac boire un coup, ou plus si affinité. Alors, nous crierons: caramba !

NB: Adriana, malgré son courage formidable qu'elle a révélé (son origine modeste y est sans doute pour beaucoup), peut s'estimer heureuse de ne pas être conduite chez la caste la plus basse de l'Inde (les intouchables) et dont les membres surtout féminines sont condamnées à netoyer les latrines des villes à la main ! Là, c'est autre chose que les bouses de vaches.

>La démocratie n'est pas le droit de la majorité, c'est la protection de la minorité
Albert Camus

Voici un éxemple du "déjà vu" sur la détresse humaine; il vaut mieux apprendre à pêcher que donner un poisson:

http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,1829841,...

Et sur la crise financière, voici l'opinion avisée de notre hôte:

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/08/08/jacques...

"Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson".[Confucius]
Voilà le résumé du dernier numéro du magazine Time.

Temps qu’il y a du poisson.

Il y a temps et tant ccomme dirait ma tante Tantine.


Après le magazine Time, voici l'opinion du Monde Diplomatique:

15:32 Écrit par attila | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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